Séry Simplice, artiste chanteur ivoirien : « Nos valeurs culturelles doivent être pérennisées »

Présent en Côte d’Ivoire depuis le 10 novembre 2018, après plusieurs années d’absence, Séry Simplice l’un des pionniers de ’’l’Alloukou’’ (musique traditionnelle bété) ambitionne d’aider aujourd’hui la nouvelle génération. Il a confié cette information à notre équipe, lors d’une entrevue qui a eu lieu le 25 juin 2019 dans la commune de Koumassi.

 

Maintenant que vous vivez aux Etats-Unis, que devient « l’Alloukou » ?

Il y avait une opportunité lorsqu’on m’a invité en France et je l’ai saisie. Comme dit un adage de chez moi ‘’L’œuf de la poule ne change pas sa couleur’’. Je continue de chanter et je me suis produit notamment au Canada, au Québec ainsi qu’à New York où j’ai eu à partager la scène avec mon frère Meiway. Je demeure donc un artiste-chanteur même si désormais j’envisage chanter les louanges de Dieu, ce sera en gardant le même rythme musical.  

 

Vous comptez plusieurs albums à votre actif. Lequel vous a marqué ?

Parmi les 16 albums, j’ai été marqué entre autres par “Gbolou” sorti en 1981, et ‘’Attrikakou’’. Avec “Boigny” la chanson hommage à feu le président Félix Houphouët-Boigny, ce fut l’extase ! Pourtant c’est un chant que je voulais dédier à mon géniteur. Puis sur les conseils d’un ami, je l’ai finalement destiné au père de la nation ivoirienne.

 

En votre qualité de pionnier de la musique ivoirienne, vos mérites ont-ils déjà été reconnus par les autorités du pays hormis l’hommage du Pdci ?

Hormis la médaille que j’ai reçue récemment au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) pour le titre ‘’Boigny’’ en hommage au premier président de ce parti, je n’ai pas encore reçu de distinction nationale. Toutefois, je perçois mes allocations de retraite octroyées par notre ministère.

 

A part celui qui va sortir bientôt est-ce que vous avez pu enregistrer des albums depuis les Etats-Unis ?

Produire des albums aux Etats Unis c’est très délicat car tout est électronique et votre musique peut être dénaturée. Mais j’ai pu faire deux albums qui sont malheureusement passés inaperçus, faute de promotion.

 

Avec les nouvelles tendances telles que le coupé-décalé, n’avez-vous pas peur pour l’avenir de la musique traditionnelle ?

Je n’ai pas peur, parce que ces nouvelles générations ont repris certaines de nos chansons. Donc, je ne suis pas contre ce qu’elles font. Surtout qu’avec leur musique, les jeunes font la fierté de la Côte d’Ivoire. Je pense qu’il faut juste les coacher afin de les initier au live. Une chose à laquelle j’ambitionne aussi me consacrer. Aussi suis-je de retour avec du matériel musical afin d’aider la génération actuelle à mieux faire la musique en les initiant au live. Et cela va se faire à travers des concours de détection de talents, à l’image de ce qui se passe aux Etats Unis, afin d’assurer la relève.

Aujourd’hui nous constatons que les jeunes n’ont plus de repère. Pourtant il est important qu’ils fassent également un retour aux sources de temps à autre, car nous sommes un peuple fort et il est bon que nos valeurs culturelles et traditionnelles soient pérennisées.

C’est guidé par cette vision que je preste, vêtu de pagne traditionnel et muni d’une queue de cheval pour symboliser notre culture.  

Réalisée par

Angeline Djérabé

Eugène Kouadio

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